Toutes les études explorant les liens existant entre le deuil et la survenue de problèmes physiques arrivent à la même conclusion : le deuil a un impact direct sur la santé et il peut même aggraver certains problèmes qui préexistaient avant le décès. Dans la rubrique « Comprendre » de ce site, vous trouverez un article qui vous explique la biologie du processus de deuil et comment il génère en vous un stress chronique biologique, à l’origine de la fatigue qui s’installe au fil des mois.
Plusieurs associations d’accompagnement du deuil vous proposent des lignes d’écoute téléphonique.
C’est un constat qui se vérifie à chaque fois : quel que soit le type de perte qui afflige un homme, un père, un conjoint, un fils, l’aide et le soutien qu’il recevra d’autrui seront différents que ceux qu’on offre à une femme, une mère, une épouse, une sœur – et ceci dès les tous premiers instants qui font suite au décès. L’attention différente que la société accorde à l’homme en deuil va fortement déterminer ses réactions émotionnelles.
L’homme en deuil n’est pas particulièrement « bloqué » ou « inhibé » dans la libre expression de sa peine – comme le pensent trop souvent les femmes, mères ou épouses qui l’entourent (et qui font pression sur lui « pour qu’il parle ») : il est simplement sous l’emprise de puissants conditionnements culturels et psychologiques qui parfois lui interdissent d’exprimer ce qu’il ressent : d’une manière très inconsciente, il est donc contraint de trouver d’autres moyens « culturellement corrects » pour évacuer sa peine, sans mettre en danger son identité masculine.




