Dossiers du mois
L’homme en deuil n’est pas particulièrement « bloqué » ou « inhibé » dans la libre expression de sa peine – comme le pensent trop souvent les femmes, mères ou épouses qui l’entourent (et qui font pression sur lui « pour qu’il parle ») : il est simplement sous l’emprise de puissants conditionnements culturels et psychologiques qui parfois lui interdissent d’exprimer ce qu’il ressent : d’une manière très inconsciente, il est donc contraint de trouver d’autres moyens « culturellement corrects » pour évacuer sa peine, sans mettre en danger son identité masculine.
Quand on tente de comprendre les mécanismes qui entrent en jeu dans la culpabilité d’un jeune enfant en deuil, il est important de connaître un élément essentiel du fonctionnement psychique du jeune enfant qu’on appelle la « pensée magique ».
La peine du deuil est déroutante… On croit que les premiers temps qui suivent la perte de la personne aimée sont les plus difficiles et on découvre, étonné, qu’il n’en est rien : au fil des mois, la peine prend un autre aspect, une autre tonalité et il n’est pas rare qu’elle atteigne un niveau d’intensité jusque là inconnu, 6 ou 8 mois après le décès. Cette évolution est normale et prévisible ; elle correspond à la 3 ième étape du processus de deuil et je vous invite à consulter le module 7 du programme vidéo pour en apprendre davantage sur cette nouvelle phase du deuil.
Depuis l’aube des temps, dans toutes les cultures, les humains ont besoin de renforcer des liens de sociabilité en inventant des rituels collectifs pour marquer les grands passages, souligner les changements significatifs de la vie (naissance, puberté, mort…). Le rituel est universel parce que l’homme a un puissant besoin de de symboliser la perpétuelle transformation des humains mortels que nous sommes, de se représenter avec d’autres humains, des événements marquants de son histoire et leur donner du sens.
Regardez avec attention votre maison ou votre appartement : que voyez-vous ? Quels messages vous envoyez-vous à vous même, en vivant là où vous vivez ? Est-ce un lieu fermé, sombre et en désordre ? Y a-t-il des monceaux de linge accumulé dans un coin, ou des piles de courrier non ouverts ou encore des papiers importants qui s’entassent sur votre bureau ? Regardez, pièce par pièce, ce qui en émane et ce qu’elles vous disent de là où vous en êtes aujourd’hui. Prenez conscience que tout votre environnement quotidien reflète votre état d’esprit. Et inversement : l’état des pièces où vous passez le plus de temps influence vos émotions et votre niveau de bien être, d’une manière très subtile mais réelle. Si votre environnement s’est considérablement dégradé depuis le décès de votre proche au point de vous affecter intérieurement, il est peut être temps que vous vous en occupiez à nouveau.
Ce dossier a pour objectif de vous aider très concrètement dans le labyrinthe des démarches administratives à effectuer après le décès de votre proche.
Ces démarches peuvent vous paraître très arides et fastidieuses, mais elles sont néanmoins indispensables pour votre avenir et votre sécurité matérielle. Soyez donc vigilant, même si aujourd’hui vous n’avez ni l’envie, ni l’énergie de vous y atteler. Surtout, ne les laissez pas traîner : si vous ne menez pas les démarches nécessaires dans les délais légaux, il est possible que vous perdiez définitivement certains bénéfices.
Il est toujours préférable d’adresser vos courriers en recommandé avec accusé de réception et d’en faire un double ou une photocopie.
Si vous avez besoin de conseils d’ordre juridique ou administratif pour vos démarches, contactez, par téléphone, le 3939 où vous serez mis en lien avec le Centre Interministériel de Renseignements Administratifs (CIRA).
Contenu du dossier :
• Le calendrier des démarches administratives
• Les démarches à effectuer
Pour la Belgique, beaucoup de démarches sont proches ou similaires aux démarches françaises. Quelques sites pourront vous être utiles (guides à télécharger) :
• http://www.belgium.be/fr/famille/deces
• http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocumenter/brochures/deces.htm
• http://www.ing.be/xpedio/groups/ingbe/@public/@bbl/@publications/documents/portalcontent/205296_fr.pdf
Pour la Suisse, beaucoup de démarches sont proches ou similaires aux démarches françaises. Ce site pourra vous être utile :
• http://www.ch.ch/private/00029/00037/index.html?lang=fr
Pour le Canada :
• Pour le gouvernement fédéral: http://www.servicecanada.gc.ca/fra/vie/deces.shtml
• Pour le gouvernement de l'Ontario: http://www.ontario.ca/fr/life_events/death/007311.html
• Pour les autres provinces et territoires: http://www.canada.gc.ca/othergov-autregouv/prov-fra.html
Pour le Québec :
• http://www.deces.info.gouv.qc.ca/fr/index.asp
Perdre, à l’âge adulte, un frère ou une sœur
Être un père en deuil
Comment aider un adolescent en deuil ?
Perdre un parent, quand on est soi-même adulte
Télécharger le document pdf.
Comment faire face à ces périodes difficiles, quand on est en deuil ? C’est ce que nous vous proposons d’aborder aujourd’hui.
Dossier réalisé par le Dr Maryse Dumoulin
Dans la continuité de l’interview du Dr Maryse Dumoulin de la 1ière partie du dossier consacré au deuil périnatal, nous vous proposons d’aborder aujourd’hui les aspects sociaux et juridiques de la mort du tout-petit. Nous avons conscience du caractère un peu « aride » de ces explications juridiques mais leur compréhension est indispensable pour éviter des erreurs et éviter d’ajouter de la souffrance à la souffrance.
Le Docteur Maryse DUMOULIN est médecin en pathologie maternelle et fœtale à la Maternité Jeanne de Flandre au CHRU de Lille (59), maître de conférences à la Faculté de Lille II en Ethique et Santé Publique et Présidente de l’association « Nos Tout-Petits » (www.nostoutpetits.org )






