Les premières semaines qui suivent la perte d’un proche sont des temps de stress et d’agitation: il y a tant à faire, tant à penser ; on est très sollicité par l’entourage qui veut exprimer son soutien et son affection. On a souvent peu de temps pour se poser ou pour reprendre son souffle. C’est peut être tant mieux d’ailleurs car on redoute ce qui pourra émerger plus tard, quand l’agitation se calmera…
Les semaines passent et, au fil des mois, les affaires urgentes en cours se règlent peu à peu ; les visites, les sollicitations extérieures, les coups de téléphone se font moins fréquents – chacun retourne au cours de sa propre vie. … Et la souffrance de la perte commence petit à petit en monter en pression en soi. Certes, on a peut être toujours près de soi des personnes prêtes à offrir leur écoute, mais on ose de moins en moins le faire, par crainte de lasser ou d’importuner… Et pourtant, tant d’émotions, tant de pensées, tant d’images se bousculent en soi, au point d’avoir l’impression d’étouffer sous ce flot désordonné…
C’est là où l’écriture peut être un puissant moyen de canaliser ce torrent parfois chaotique. L’écriture est reconnue depuis longtemps comme un des moyens les plus bénéfiques pour s’aider et s’accompagner soi même au cours du deuil.
Quelle forme peut prendre l’écriture au cours du deuil ?
Elle est multiple. Certains choisissent de faire le récit très détaillé de ce qui s’est passé au cours de la maladie de leur proche ou lors de sa fin de vie (beaucoup de récits autobiographiques publiés en librairie ont débuté ainsi, alors même qu’il n’y avait pas initialement d’intention de publication : c’est le cas notamment du livre de Marie Revol « Nos étoiles ont filés » - Prix 2011 des lectrices de Elle, suite au décès de ses deux petites filles (voir la vidéo de Marie et Luc dans la rubrique « Partager – témoignages vidéo » de ce site).
D’autres choisissent la rédaction de lettres adressées à la personne disparue, comme pour communiquer avec elle tout ce qui n’a pas pu être dit ou partagé avant son décès. C’est parfois l’occasion de dire « au revoir », de remercier pour ce qui a été vécu ensemble ou encore de donner, ou de recevoir, un pardon…
Un échange avec la personne disparue peut prendre la forme de questions/réponses, comme si elle répondait aux questions qu’on lui pose : c’est ce qu’a fait une jeune femme après le suicide de son mari ; elle écrivait une question et attendait qu’une réponse se forme dans son cœur et elle la mettait noir sur blanc. Elle savait bien que c’était elle qui écrivait, mais les réponses qui émergeaient la surprenaient parfois par leur profondeur.
D’autres encore éprouvent le besoin de recopier ou de collecter des textes, des citations, des poèmes, des chansons qui les touchent. Ils les réunissent en un recueil où, dans la marge ou sur des feuilles séparées, ils écrivent ce que ces textes leur inspirent.
Beaucoup de personnes en deuil décident de tenir un « journal de deuil » au quotidien, quand d’autres sont plus à l’aise en écrivant sur un forum, comme celui de « Traverser le deuil ».
D’autres enfin vont plus loin : Patrick, après le décès de sa fille, s’est inscrit dans un atelier d’écriture. Tous les 15 jours, à l’occasion de chaque exercice d’écriture proposé par l’animatrice du groupe, il rédige un texte en relation directe avec son enfant, en sachant que celui-ci va être lu et entendu par les autres participants.
En quoi l’écriture est un véritable outil « thérapeutique » au cours du deuil ?
1. Ecrire est une soupape de sécurité quand les émotions submergent intérieurement. Maintenir des émotions trop fortes à l’intérieur de soi, sans se donner la possibilité de les exprimer d’une manière ou d’une autre, est néfaste au long court. Elles se « cristallisent » en soi et, à l’extrême, cela expose à des problèmes de santé. L’écriture permet une salutaire décharge émotionnelle qui, même si elle est douloureuse au moment où on écrit, amène à un apaisement. C’est une façon d’évacuer le trop plein de stress, de tristesse ou de colère qui s’accumule en soi. Il est donc normal de pleurer - ou même de crier !- alors qu’on est en train d’écrire…
2. Ecrire est un exercice de grande honnêteté envers soi même – personne ne lira ce qu’on écrit (à moins qu’on en décide autrement). Ainsi, si on joue le jeu de la transparence avec soi même, se livrer par écrit est l’occasion d’une rencontre très sincère et très profonde avec soi. Cela demande parfois beaucoup de courage et d’humilité… Cette démarche permet l’expression d’aspects de soi même dont on n’oserait peut être jamais parler à autrui. C’est en cela que l’écriture peut être un outil d’exploration intérieure, en allant le plus loin possible avec soi même, sans crainte d’être jugé par autrui. Ecrire au cours du deuil peut amener à une meilleure connaissance de soi même ; il est donc essentiel de ne pas travestir la réalité, ni de se mentir à soi même…
3. Les temps d’écriture peuvent constituer une sorte de rituel, avec un début, un milieu et une fin : ceci donne un cadre et permet de structurer le temps et de canaliser les émotions et les pensées, quand on a l’impression que tout part en vrille. C’est aussi un rendez-vous intime avec soi même et avec la personne qu’on a perdue. Plus ce rendez-vous est régulier au fil du temps, plus il devient un temps de repos et de sécurité : il devient un point d’ancrage, un point de référence dans la journée
4. Ecrire régulièrement (dans son journal par exemple, ou sur un forum) aide à rester « actif » - et donc non passif, ou victime - face au vécu du deuil : on se donne à soi même le message que l’on souhaite faire « quelque chose » de cette souffrance. C’est une démarche positive et constructive. L’expérience montre que l’écriture régulière donne progressivement un sentiment de plus grand contrôle et de plus grande maîtrise de sa vie – ce qui est essentiel au cours du deuil qui est, pendant longtemps, un temps de désorganisation intérieure.
5. A un niveau très basique et très pragmatique, le « journal de deuil » peut également contenir des listes de choses à faire, de personnes à appeler, de courrier à répondre, de démarches à entreprendre. Ces listes de choses concrètes à entreprendre aident à apporter un peu d’ordre dans la confusion du quotidien et elles trouvent pleinement leur place au sein de ce journal, à côté des textes à tonalité plus émotionnelle et intime
6. Enfin, l’écriture régulière d’un « journal de deuil » est un acte de mémoire pour le futur. D’une part, il permet de recueillir des pensées et des émotions qu’on pourra relire des mois ou des années plus tard, en mesurant alors tout le chemin parcouru ; de l’autre, il devient le réceptacle d’un temps de vie qu’on souhaitera peut être un jour partager avec des proches ou avec ses enfants.
Quelques conseils…
Quand on envisage d’écrire au cours de son deuil, la seule règle est… qu’il n’y a pas de règle ! Les mots clefs sont : simplicité, authenticité et sincérité envers soi même. Ecrire au cours du deuil doit rester, si ce n’est un plaisir, du moins une activité qui fait du bien, même si parfois on a mal en écrivant ce qu’on ressent. Pour ce faire, quelques feuilles volantes ou un simple cahier à spirale peuvent suffire, mais beaucoup de gens aiment acheter un beau livre de pages vierges pour accueillir dignement ce qu’ils ont à écrire – ainsi éventuellement que les photos ou les images qu’ils souhaitent ajouter à leurs textes…
Il ne s’agit pas non plus d’un exercice scolaire : peu importe l’orthographe et la grammaire ! Certains aiment faire des phrases quand d’autres jettent simplement des mots par écrit, sans ordre ni souci de cohérence. Tout est bon : l’essentiel n’est pas dans la qualité littéraire de ce qui est écrit, mais dans le pouvoir libérateur de l’écrit par lui même. De même, la forme de l’écrit peut varier d’un jour à l’autre : de la prose un jour, de la poésie un autre jour, une lettre… etc.
Enfin, l’écriture n’a de sens que tant qu’elle est utile : il est donc possible d’écrire seulement pendant quelques mois, sans éprouver le besoin de le faire par la suite, tout comme il est possible de tenir un journal pendant des années. De même, il n’y a pas de « bonne » fréquence : on écrit parfois plusieurs jours d’affilée pendant une heure… pour ne plus rien écrire pendant des semaines ! Ce n’est pas très grave. Il est vrai en revanche que c’est dans la régularité de l’écriture que l’on trouve le plus de bénéfices; mieux vaut alors n’écrire qu’un petit peu à chaque fois, à intervalles réguliers, plutôt que de noircir des pages, une fois tous les deux mois… Néanmoins, cela n’a pas vraiment d’importance et il ne faut surtout pas se culpabiliser si on ne parvient pas à être régulier : ce qui compte est uniquement l’apaisement qui découle de l’écriture, pas la performance de l’écrit par lui même.
Quelques pistes pour commencer…
Voici quelques questions qui pourront vous aider à initier votre démarche d’écriture :
• Qui était cette personne que j’ai perdue (ses qualités, ses défauts, ses zones d’ombre et de lumière, ce qui faisait d’elle une personne unique au monde… etc.) ?
• Quelle était notre relation (quelle était la nature de notre relation ; ce qu’elle m’apportait, ce que je lui apportais, comment elle a évolué au fil du temps, ce qui était facile, ce qui était difficile… etc.) ?
• Que s’est –il passé (le récit de la maladie, de l’accident, du suicide…) ?
• Quel(s) souvenirs, heureux ou tristes, me reviennent aujourd’hui ?
• Qu’est-ce qui me tracasse aujourd’hui ? - Qu’est-ce qui me rend malheureux/se aujourd’hui ? Qu’est-ce qui m’a fait du bien aujourd’hui ?
• Quelle est l’émotion qui prédomine en moi maintenant : le manque, la culpabilité, la colère, la tristesse, la paix, la quiétude, la confusion... ? Pourquoi est ce que je ressens ceci plus particulièrement aujourd’hui ?
• Quand je pense à toi aujourd’hui, je…
• Je me souviens de…
• Je me sens reconnaissant vis-à-vis de toi de…
• Je voudrais te dire que…
• Je n’ai jamais osé te dire que…
• J’aurais aimé que tu…
• J’aurais besoin aujourd’hui que… etc.
• C’est la date anniversaire de son décès/de sa naissance – ou c’est aujourd’hui Noël, ou la fête des mères/des pères... Qu’est-ce que je ressens ? Qu’ai-je envie de faire aujourd’hui ?
J’espère vous avoir convaincu… S’il vous plaît, ouvrez votre cœur à la possibilité de mettre votre peine par écrit – donnez lui des mots…
A bientôt…
Christophe Fauré
Responsable éditorial « Traverser le deuil »
Les semaines passent et, au fil des mois, les affaires urgentes en cours se règlent peu à peu ; les visites, les sollicitations extérieures, les coups de téléphone se font moins fréquents – chacun retourne au cours de sa propre vie. … Et la souffrance de la perte commence petit à petit en monter en pression en soi. Certes, on a peut être toujours près de soi des personnes prêtes à offrir leur écoute, mais on ose de moins en moins le faire, par crainte de lasser ou d’importuner… Et pourtant, tant d’émotions, tant de pensées, tant d’images se bousculent en soi, au point d’avoir l’impression d’étouffer sous ce flot désordonné…
C’est là où l’écriture peut être un puissant moyen de canaliser ce torrent parfois chaotique. L’écriture est reconnue depuis longtemps comme un des moyens les plus bénéfiques pour s’aider et s’accompagner soi même au cours du deuil.
Quelle forme peut prendre l’écriture au cours du deuil ?
Elle est multiple. Certains choisissent de faire le récit très détaillé de ce qui s’est passé au cours de la maladie de leur proche ou lors de sa fin de vie (beaucoup de récits autobiographiques publiés en librairie ont débuté ainsi, alors même qu’il n’y avait pas initialement d’intention de publication : c’est le cas notamment du livre de Marie Revol « Nos étoiles ont filés » - Prix 2011 des lectrices de Elle, suite au décès de ses deux petites filles (voir la vidéo de Marie et Luc dans la rubrique « Partager – témoignages vidéo » de ce site).
D’autres choisissent la rédaction de lettres adressées à la personne disparue, comme pour communiquer avec elle tout ce qui n’a pas pu être dit ou partagé avant son décès. C’est parfois l’occasion de dire « au revoir », de remercier pour ce qui a été vécu ensemble ou encore de donner, ou de recevoir, un pardon…
Un échange avec la personne disparue peut prendre la forme de questions/réponses, comme si elle répondait aux questions qu’on lui pose : c’est ce qu’a fait une jeune femme après le suicide de son mari ; elle écrivait une question et attendait qu’une réponse se forme dans son cœur et elle la mettait noir sur blanc. Elle savait bien que c’était elle qui écrivait, mais les réponses qui émergeaient la surprenaient parfois par leur profondeur.
D’autres encore éprouvent le besoin de recopier ou de collecter des textes, des citations, des poèmes, des chansons qui les touchent. Ils les réunissent en un recueil où, dans la marge ou sur des feuilles séparées, ils écrivent ce que ces textes leur inspirent.
Beaucoup de personnes en deuil décident de tenir un « journal de deuil » au quotidien, quand d’autres sont plus à l’aise en écrivant sur un forum, comme celui de « Traverser le deuil ».
D’autres enfin vont plus loin : Patrick, après le décès de sa fille, s’est inscrit dans un atelier d’écriture. Tous les 15 jours, à l’occasion de chaque exercice d’écriture proposé par l’animatrice du groupe, il rédige un texte en relation directe avec son enfant, en sachant que celui-ci va être lu et entendu par les autres participants.
En quoi l’écriture est un véritable outil « thérapeutique » au cours du deuil ?
1. Ecrire est une soupape de sécurité quand les émotions submergent intérieurement. Maintenir des émotions trop fortes à l’intérieur de soi, sans se donner la possibilité de les exprimer d’une manière ou d’une autre, est néfaste au long court. Elles se « cristallisent » en soi et, à l’extrême, cela expose à des problèmes de santé. L’écriture permet une salutaire décharge émotionnelle qui, même si elle est douloureuse au moment où on écrit, amène à un apaisement. C’est une façon d’évacuer le trop plein de stress, de tristesse ou de colère qui s’accumule en soi. Il est donc normal de pleurer - ou même de crier !- alors qu’on est en train d’écrire…
2. Ecrire est un exercice de grande honnêteté envers soi même – personne ne lira ce qu’on écrit (à moins qu’on en décide autrement). Ainsi, si on joue le jeu de la transparence avec soi même, se livrer par écrit est l’occasion d’une rencontre très sincère et très profonde avec soi. Cela demande parfois beaucoup de courage et d’humilité… Cette démarche permet l’expression d’aspects de soi même dont on n’oserait peut être jamais parler à autrui. C’est en cela que l’écriture peut être un outil d’exploration intérieure, en allant le plus loin possible avec soi même, sans crainte d’être jugé par autrui. Ecrire au cours du deuil peut amener à une meilleure connaissance de soi même ; il est donc essentiel de ne pas travestir la réalité, ni de se mentir à soi même…
3. Les temps d’écriture peuvent constituer une sorte de rituel, avec un début, un milieu et une fin : ceci donne un cadre et permet de structurer le temps et de canaliser les émotions et les pensées, quand on a l’impression que tout part en vrille. C’est aussi un rendez-vous intime avec soi même et avec la personne qu’on a perdue. Plus ce rendez-vous est régulier au fil du temps, plus il devient un temps de repos et de sécurité : il devient un point d’ancrage, un point de référence dans la journée
4. Ecrire régulièrement (dans son journal par exemple, ou sur un forum) aide à rester « actif » - et donc non passif, ou victime - face au vécu du deuil : on se donne à soi même le message que l’on souhaite faire « quelque chose » de cette souffrance. C’est une démarche positive et constructive. L’expérience montre que l’écriture régulière donne progressivement un sentiment de plus grand contrôle et de plus grande maîtrise de sa vie – ce qui est essentiel au cours du deuil qui est, pendant longtemps, un temps de désorganisation intérieure.
5. A un niveau très basique et très pragmatique, le « journal de deuil » peut également contenir des listes de choses à faire, de personnes à appeler, de courrier à répondre, de démarches à entreprendre. Ces listes de choses concrètes à entreprendre aident à apporter un peu d’ordre dans la confusion du quotidien et elles trouvent pleinement leur place au sein de ce journal, à côté des textes à tonalité plus émotionnelle et intime
6. Enfin, l’écriture régulière d’un « journal de deuil » est un acte de mémoire pour le futur. D’une part, il permet de recueillir des pensées et des émotions qu’on pourra relire des mois ou des années plus tard, en mesurant alors tout le chemin parcouru ; de l’autre, il devient le réceptacle d’un temps de vie qu’on souhaitera peut être un jour partager avec des proches ou avec ses enfants.
Quelques conseils…
Quand on envisage d’écrire au cours de son deuil, la seule règle est… qu’il n’y a pas de règle ! Les mots clefs sont : simplicité, authenticité et sincérité envers soi même. Ecrire au cours du deuil doit rester, si ce n’est un plaisir, du moins une activité qui fait du bien, même si parfois on a mal en écrivant ce qu’on ressent. Pour ce faire, quelques feuilles volantes ou un simple cahier à spirale peuvent suffire, mais beaucoup de gens aiment acheter un beau livre de pages vierges pour accueillir dignement ce qu’ils ont à écrire – ainsi éventuellement que les photos ou les images qu’ils souhaitent ajouter à leurs textes…
Il ne s’agit pas non plus d’un exercice scolaire : peu importe l’orthographe et la grammaire ! Certains aiment faire des phrases quand d’autres jettent simplement des mots par écrit, sans ordre ni souci de cohérence. Tout est bon : l’essentiel n’est pas dans la qualité littéraire de ce qui est écrit, mais dans le pouvoir libérateur de l’écrit par lui même. De même, la forme de l’écrit peut varier d’un jour à l’autre : de la prose un jour, de la poésie un autre jour, une lettre… etc.
Enfin, l’écriture n’a de sens que tant qu’elle est utile : il est donc possible d’écrire seulement pendant quelques mois, sans éprouver le besoin de le faire par la suite, tout comme il est possible de tenir un journal pendant des années. De même, il n’y a pas de « bonne » fréquence : on écrit parfois plusieurs jours d’affilée pendant une heure… pour ne plus rien écrire pendant des semaines ! Ce n’est pas très grave. Il est vrai en revanche que c’est dans la régularité de l’écriture que l’on trouve le plus de bénéfices; mieux vaut alors n’écrire qu’un petit peu à chaque fois, à intervalles réguliers, plutôt que de noircir des pages, une fois tous les deux mois… Néanmoins, cela n’a pas vraiment d’importance et il ne faut surtout pas se culpabiliser si on ne parvient pas à être régulier : ce qui compte est uniquement l’apaisement qui découle de l’écriture, pas la performance de l’écrit par lui même.
Quelques pistes pour commencer…
Voici quelques questions qui pourront vous aider à initier votre démarche d’écriture :
• Qui était cette personne que j’ai perdue (ses qualités, ses défauts, ses zones d’ombre et de lumière, ce qui faisait d’elle une personne unique au monde… etc.) ?
• Quelle était notre relation (quelle était la nature de notre relation ; ce qu’elle m’apportait, ce que je lui apportais, comment elle a évolué au fil du temps, ce qui était facile, ce qui était difficile… etc.) ?
• Que s’est –il passé (le récit de la maladie, de l’accident, du suicide…) ?
• Quel(s) souvenirs, heureux ou tristes, me reviennent aujourd’hui ?
• Qu’est-ce qui me tracasse aujourd’hui ? - Qu’est-ce qui me rend malheureux/se aujourd’hui ? Qu’est-ce qui m’a fait du bien aujourd’hui ?
• Quelle est l’émotion qui prédomine en moi maintenant : le manque, la culpabilité, la colère, la tristesse, la paix, la quiétude, la confusion... ? Pourquoi est ce que je ressens ceci plus particulièrement aujourd’hui ?
• Quand je pense à toi aujourd’hui, je…
• Je me souviens de…
• Je me sens reconnaissant vis-à-vis de toi de…
• Je voudrais te dire que…
• Je n’ai jamais osé te dire que…
• J’aurais aimé que tu…
• J’aurais besoin aujourd’hui que… etc.
• C’est la date anniversaire de son décès/de sa naissance – ou c’est aujourd’hui Noël, ou la fête des mères/des pères... Qu’est-ce que je ressens ? Qu’ai-je envie de faire aujourd’hui ?
J’espère vous avoir convaincu… S’il vous plaît, ouvrez votre cœur à la possibilité de mettre votre peine par écrit – donnez lui des mots…
A bientôt…
Christophe Fauré
Responsable éditorial « Traverser le deuil »






