Sommaire de l'article
- Vidéo 1 : Les différences dans le vécu du deuil entre le père et la mère
- Vidéo 2 : Comment protéger son couple après le décès d’un enfant (1) ?
- Vidéo 3 : Comment protéger son couple après le décès d’un enfant (2) ?
- Vidéo 4 : Concevoir un autre enfant : les enjeux, les pièges à éviter (1)
- Vidéo 5 : Concevoir un autre enfant : les enjeux, les pièges à éviter (2)
La perte d’un enfant génère une énorme souffrance au sein de la famille. Le couple est souvent très fragilisé par le décès de l’enfant et les sources de conflits et d’incompréhensions sont multiples.
Ce module explore les difficultés qui peuvent émerger au sein du couple et proposent des pistes pour prendre soin de la relation au cours du deuil. Pour les jeunes (et moins jeunes) parents, le souhait de concevoir un autre enfant pose beaucoup de questions où se mêlent la culpabilité, le désir de vie et les réactions des autres enfants de la fratrie.
Ce module aborde les délicats enjeux pour accueillir sereinement un autre enfant et les pièges à éviter, tant pour soi même que pour l’enfant à venir.
Vidéo 1 : Les différences dans le vécu du deuil entre le père et la mère
Vidéo 2 : Comment protéger son couple après le décès d’un enfant (1) ?
Vidéo 3 : Comment protéger son couple après le décès d’un enfant (2) ?
Vidéo 4 : Concevoir un autre enfant : les enjeux, les pièges à éviter (1)
Traverser le deuil Les étapes du deuil, comprendre et être accompagné
2ans, que Bastien a fini de souffrir de son glioblastome. Je et nous , son père, son amie, sa sœur jumelle, son frère ainé ,les grands-parents,les para-médicaux chaque jour, chaque nuit nous l’avons accompagné pendant 15 mois. En 2005 déjà, nous l’avions accompagné dans une bouffée délirante qui avait été guérie après 1an et demi de traitement. Je ne croyais pas à cette guérison, et j’étais au commande de ces maladies; j’étais infirmière je devais le sortir de ces maladies. S’il avait pu finir ces études, rencontrer son amie, vivre avec elle, continuer l’arbitrage de foot, je sentais sa fragilité que j’ai toujours portée: dans ses études, par exemple, ses chutes, ses « petites maladies » , son traitement aux hormones de croissance…
pour la tumeur cérébrale, je savais que je n’avais aucune chance de le sortir de là. Nous lui avons donné de l’amour beaucoup, c’est tout ce que l’on pouvait faire, et je me suis battue chaque jour afin que le médecin passe, que les résultats des prises de sang arrivent sur le bon bureau, que les irm soient interprétés à la consultation (1OO km) de notre domicile, le faire rentrer à l’hôpital quand cela été nécessaire (port à cath mal placé)mais la méningite carcinomateuse a eu le dessus sur ce corps malade malgré la volonté qu’il avait dans sa réeducation. Il ne voulait (ne pouvait voir ) le reste : cette tumeur qui lui crée angoisse, crise d’épilepsie.. je ne saurai jamais s’il a senti son départ, il n’a rien dit. Pince sans rire jusqu’au bout.
Je cherche où il a bien pu s’envoler: j’ai lu, des témoignages, Christophe André, les évangiles, La vie et mort des tibétains, Frédéric Lenoir….
Je commémore le 28 mai 2011 avec et autour d’un repas familial,amical, voisins. je suis sous anti-dépresseur,smonnifères,anxiolytiques et mon psychiatre ne veut pas changer le traitement, ni le diminuer d’ailleurs.
Mon mari est parfois patient, parfois non.
Je suis d’après les papiers officiels grand-mère d’une petite Mila que sa maman (sœur jumelle, et psychiatre)
affectionne le plus au monde.
Je suis aussi fille d’un papa qui a déclenché un Alzheimer après le décès et d’une maman avec qui je n’ai pas été trop proche, âgée, fatiguée de soigner, de se lever la nuit, de laver…
Mais cette nuit, un rêve m’a renvoyer a une possibilite de folie jusque là non existencielle: j’étais poursuivis par de gens avec couteaux, mon mari était blessé et nous faisions tout pour nous échapper à travers des portes que l’on refermer derrière nous. Sur cela vient se greffer une musique « zen » que j’écoute parfois dans la chambre de Bastien qui s’est mise en route seule: cet appareil est débranché car je ne sais pas faire fonctionnér les boutons.
Voilà, ce matin, je me dis que j’(ai les plombs qui sautent) et je ne teléphone à personne: les uns travaillent et non pas à subir mes soucis, d’autres sont fatigués bref. Sauriez vous où mon deuil en est: phase par exemple.
Je vais au cimetière chaque jour, entretien mon jardin, fais du tai chi, tricote (un sms de ma fille m’a dit: tricote grand-mère) alors j’ai appris. L’envie souvent de rejoindre mon ange, mais je le sens loin, en voyage, et pas envie forcement de se « coltiner » sa mère. « Laisse-moi, m’échapper » m’a t-il dit dans un des seuls rêves après le décès que j’ai fait de lui.
Voilà, pardonnez moi de vous avoir embéter, ce matin, je me « sentais en dehors de la chaussée ».
Pardon,
Claudine Bautrait.
Ps; je soutiens l’ARTC en faisant des petites actions, jai fait imprimer un écrit sur Bastien, sa fragilité, sa maladie, son combat, sa volonté, son humour ses passions.
Bonjour Claudine,
Merci pour votre témoignage, votre histoire est bouleversante. Sachez que vous êtes au bon endroit, en plus du contenu de ce site, vous trouverez sur le forum un espace de paroles et de soutiens : http://forum.traverserledeuil.com/
Vous cherchez à mieux comprendre, à trouver du sens par vos lectures, vous vous êtes trouvée des occupations et des rituels, vous soutenez par des actions concrètes l’ARTC et c’est très bien. Toutefois essayez d’aller au delà de vos réticences à en parler à vos proches et à solliciter leur aide. On a souvent peur de les déranger, mais il faut comprendre que nos proches n’osent pas proposer leur aide, parce qu’ils ne savent pas quoi faire et craignent de se montrer maladroit. En sollicitant leur aide, vous leur offrez l’occasion de vous témoigner leur affection et cela vous fera du bien.
Je vous encourage, si vous ne l’avez pas fait, à appeler une association, qui peut vous offrir une aide précieuse : http://www.traverserledeuil.com/partager/lignes-decoute
Puisse votre chemin s’apaiser.
De tout cœur,